Le direct linéaire vacille. Selon le dernier bilan de Médiamétrie publié le 21 janvier, la consommation audiovisuelle des Français s’est profondément recomposée : près de quatre heures de vidéo sur dix (39 %) se regardent désormais « à la carte » — sur les plateformes de replay, les services de streaming par abonnement ou les réseaux sociaux. Un seuil symbolique, alimenté par une offre qui a doublé en seulement douze mois.

 

Le crépuscule du rendez-vous télévisé

 

Si les Français continuent de consommer 4h14 de vidéo quotidiennement, la manière dont ils le font a changé de nature. Le direct ne représente plus que 61 % du temps passé devant un écran, en recul de sept points en trois ans. À l’inverse, la vidéo délinéarisée grimpe au même rythme, portée par une adoption qui va au-delà des jeunes générations. Les 35-49 ans et les plus de 50 ans affichent des progressions à deux chiffres sur deux ans : un tournant qui met fin au mythe d’un streaming réservé aux seuls « digital natives ». La télévision de papa, celle qui imposait ses horaires, cède du terrain face à une consommation fluide, mobile, et personnalisée, toutes générations confondues.

 

L’avalanche de l’offre

 

Cette mutation s’appuie sur une inflation vertigineuse des contenus disponibles. Le catalogue cumulé des plateformes de SVOD compte désormais plusieurs dizaines de milliers de titres. Côté BVOD – les services de replay des chaînes -, le volume a explosé de 100 % en un an. Une surabondance qui redessine les pratiques… Par exemple, le sport, longtemps chasse gardée du direct, s’installe durablement dans les catalogues de streaming, attirant une part croissante des abonnés.

 

Data et fragmentation : le nouveau champ de bataille publicitaire

 

Avec un quart du temps de visionnage dédié au streaming (BVOD et SVOD confondus) et 15 % aux vidéos sociales, les acteurs de la publicité digitale doivent repenser ses circuits.  Aujourd’hui, chaque brique (CTV, BVOD, YouTube, TikTok, Meta, plateformes de SVOD avec pub, etc.) apporte ses propres signaux, formats, KPI et cadences de reporting, ce qui démultiplie les workflows d’activation, d’optimisation et de mesure. Face à cette dispersion, la seule façon de garder une vision cohérente de la performance est de structurer la donnée d’exposition (qui a vu quoi, où, combien de fois) et la donnée business (visites, ventes, dons, leads, trafic magasin…).

Sans cette couche data, le risque est de payer plusieurs fois pour toucher les mêmes individus, de mal attribuer les conversions (dernier clic sur un canal « facile ») et de sous-estimer des environnements qui jouent surtout un rôle de contribution (upper/mid funnel).

 

La vraie difficulté aujourd’hui n’est plus d’acheter de l’espace publicitaire, mais de comprendre ce qu’on achète vraiment. Et Orixa vous accompagne pour naviguer dans cet écosystème. Programmatique, CTV, SVOD : devenez les top performers sur les leviers les plus prometteurs du marché. Ouvrez le dialogue.